Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement du dialogue entre les hautes juridictions de l’espace communautaire. Elle vise à favoriser une meilleure compréhension des missions judiciaires et à consolider la cohérence de l’ordre juridique au sein de l’Union. « Ce dialogue est essentiel pour garantir la sécurité juridique et renforcer la confiance des justiciables », a souligné Joachim Yua Koffi.
Au cœur des échanges, la question de l’articulation entre le droit communautaire et les droits nationaux a occupé une place centrale. La Cour de justice de l’Uemoa, en tant qu’organe chargé d’assurer l’interprétation et l’application uniforme du droit de l’Union, joue un rôle clé dans l’architecture juridique régionale.
Dans ce dispositif, les juridictions nationales suprêmes, à l’image de la Cour de cassation de Côte d’Ivoire, apparaissent comme des acteurs déterminants. « Elles interviennent en tant que juges du droit communautaire dans les ordres juridiques internes », a rappelé le président de la Cour de cassation, insistant sur la nécessité d’un dialogue constant entre les institutions.
Joachim Yua Koffi a réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir toutes les initiatives visant à promouvoir le dialogue des juges, le partage d’expériences et la diffusion du droit communautaire. Il a également salué la présence du nouveau collège des juges de la Cour de justice de l’Uemoa, leur adressant ses félicitations et ses vœux de succès.
De son côté, Kuami Gameli Lodonou a indiqué que les discussions ont porté sur des questions d’intérêt commun, notamment les perspectives de partenariat entre les deux juridictions. L’objectif est de renforcer la vulgarisation du droit communautaire et d’améliorer son appropriation par les acteurs judiciaires.
Cette audience entre les deux institutions réaffirment leur volonté commune de bâtir une justice crédible, cohérente et accessible, au service des citoyens de l’espace Uemoa.
SOURCE : Fratmat