Capture decran 2022 11 22 a 13.36.11 #Commerce #EchangesAfricains #Financement #Afrique #BurkinaFaso #Guinee #Niger #Senegal #Togo Denys Bédarride 30 novembre 2022 Dernière mise à jour le Mercredi 30 Novembre 2022 à 08:00 Le projet d’appui à la mise en œuvre de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf), un projet conjoint établi et financé par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le Cadre Intégré Renforcé (CIR), la Banque Islamique de Développement (BID), la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) et le Fonds de Développement du Commerce (TDFD), a annoncé un certain nombre de développements importants du projet et l’exécution d’activités clés pour soutenir l’opérationnalisation de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf) au Burkina Faso, en Guinée, au Niger, au Sénégal et au Togo. En Janvier et Février 2022, des consultations ont eu lieu entre la CEA, la CIR, l’ITFC, la TDFD et les pays bénéficiaires pour préparer les termes de référence des activités clés du projet conjoint et leur calendrier de mise en œuvre. Dans sa première phase, qui s’étend jusqu’en Juin 2023, le projet prévoit la mise en œuvre de trente activités dont d’importants ateliers dans les pays, la réalisation d’études spécifiques et la conception d’instruments de communication. Ces activités sont organisées en trois grandes catégories pour soutenir l’opérationnalisation de la ZLECAf : – Renforcement des capacités et sensibilisation sur la ZLECAf ; – Développement d’outils d’information sur la ZLECAf ; – Développement d’instruments de politique pour soutenir la mise en œuvre de la ZLECAf. Pour les populations africaines, il est important de réaliser la promesse de la ZLECAf d’une intégration économique plus grande et plus profonde afin d’attirer les investissements, de développer le commerce, de créer de meilleurs emplois, d’éliminer la pauvreté et d’accroître la prospérité partagée. La mise en œuvre réussie de l’accord de libre-échange est essentielle pour la réalisation de cet engagement et les pays bénéficiaires du projet conjoint, à savoir le Burkina Faso, la Guinée, le Niger, le Sénégal et le Togo, doivent disposer des capacités, des outils d’information et des instruments politiques nécessaires pour mettre en œuvre efficacement la ZLECAf. C’est la raison pour laquelle le projet conjoint entre le CIR, la BID, l’ITFC, la TDFD et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique a été développé pour soutenir l’opérationnalisation de la ZLECAf. Les activités de soutien du projet ont été proposées par les pays bénéficiaires conformément aux plans d’action inclus dans leurs stratégies nationales de ZLECAf. Depuis Mars 2022, les activités exécutées dans les pays bénéficiaires sont les suivantes : Burkina Faso – Deux ateliers de consultation nationale (un atelier pour les acteurs du secteur privé sur la mise en œuvre de la ZLECAf et un pour les acteurs de l’administration publique sur la mise en œuvre de la stratégie nationale de la ZLECAf) et un atelier de formation pour les industriels et les acteurs du commerce extérieur sur les règles d’origine Guinée – Un atelier de formation sur les règles d’origine et un atelier de sensibilisation des structures de facilitation des échanges sur la ZLECAf Niger – Cinq ateliers couvrant la formation des membres du Comité National de Facilitation du Commerce, les règles d’origine, les listes de concessions tarifaires pour les agents des douanes et pour les acteurs du secteur privé et la sensibilisation sur les défis et enjeux de la mise en œuvre de la ZLECAf au Niger Sénégal – Une campagne de sensibilisation et un atelier de formation des structures d’appui et de contrôle sur la ZLECAf Togo – Un atelier national pour la révision des listes d’engagements spécifiques dans les cinq secteurs prioritaires des services de la ZLECAf. Au cours de la prochaine étape de cette première phase du projet, les questions suivantes seront abordés dans les interventions du projet afin de développer des outils d’information et des instruments politiques : L’élaboration de la stratégie de promotion du secteur du transport maritime. Études de marché pour l’Approvisionnement exportable vers les marchés africains (oignons, bétail, pommes de terre, sésame et dérivés de produits pétroliers) ; ” Conformité des mesures sanitaires et phytosanitaires ( MSP) et des obstacles techniques au commerce ( OTC) “. L’élaboration d’une banque de projets pour la mobilisation des ressources intérieures comme extérieures Développement du manuel de l’exportateur et d’une plateforme de commerce électronique Formulation de stratégies de promotion du commerce des services Une quinzaine d’activités approuvées dans le cadre du projet sont prévues d’ici à juin 2023 dans les cinq pays bénéficiaires. A savoir : Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) : Créée par le Conseil Économique et Social (ECOSOC) des Nations Unies en 1958 comme l’une des cinq commissions régionales de l’ONU, la CEA a pour mandat de promouvoir le développement économique et social de ses États membres, de favoriser l’intégration intra-régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique. Composée de 54 États membres, et jouant un double rôle en tant que bras régional de l’ONU et élément clé du paysage institutionnel africain, la CEA est bien placée pour apporter des contributions uniques afin de relever les défis du développement du continent. Cadre Intégré Renforcé (CIR) : Le partenariat du CIR, qui regroupe 51 pays, 24 donateurs et huit agences partenaires, travaille en étroite collaboration avec les gouvernements, les organisations de développement et la société civile pour aider les pays les moins avancés (PMA) à utiliser le commerce comme moteur de développement et de réduction de la pauvreté. Ensemble, nous tirons parti de notre savoir-faire collectif, de notre portée et de notre réputation pour nous attaquer aux contraintes commerciales des pays les plus pauvres du monde. Le programme du CIR est soutenu par : un Comité directeur basé à Genève qui conseille les parties prenantes du CIR et sert de forum pour la transparence et l’échange d’informations, et qui est composé de tous les partenaires des PMA, de tous les donateurs du CIR et des agences du CIR ; un conseil d’administration, qui fait office de principal organe de décision et assure une supervision stratégique, opérationnelle et financière ; il est composé de trois représentants des PMA, de trois représentants des donateurs du CIR et de membres des agences du CIR ; et un Fonds d’affectation spéciale multi-donateurs géré par le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) en tant que gestionnaire du Fonds fiduciaire du CIR. La Banque Islamique de Développement (BID) : Classée AAA par les principales agences de notation, la Banque Islamique de Développement est une banque multilatérale de développement qui œuvre depuis plus de 45 ans à l’amélioration des conditions de vie des communautés qu’elle sert en assurant un impact à grande échelle. La Banque rassemble 57 pays membres sur quatre continents, touchant ainsi la vie d’un cinquième de la population mondiale. Sa mission est de donner aux populations les moyens de conduire leur propre progrès économique et social à grande échelle, en mettant en place les infrastructures nécessaires et en leur permettant de réaliser leur potentiel. La BID, dont le siège est à Djeddah, au Royaume d’Arabie saoudite, dispose de centres régionaux et de centres d’excellence dans 11 de ses pays membres. Au fil des années, la Banque a évolué d’une entité unique à un groupe comprenant cinq entités : la Banque Islamique de Développement (BID), l’Institut de la Banque Islamique de Développement (IBID) chargé de la recherche et de la formation, la Société Islamique d’Assurance des Investissements et des Crédits à l’Exportation (ICIEC), la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (ICD), et la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC). Pour plus d’informations : http://bit.ly/3UY0kzH Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) : La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) est membre du groupe de la Banque Islamique de Développement (BID). Elle a été créée dans le but premier de promouvoir le commerce entre les pays membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), ce qui contribuerait en fin de compte à l’objectif global d’amélioration des conditions socio-économiques des populations à travers le monde. Depuis le début de ses opérations en janvier 2008, l’ITFC a fourni 66 milliards de dollars de financement aux pays membres de l’OCI, faisant de la Société le premier fournisseur de solutions commerciales pour répondre aux besoins des Pays Membres de l’OCI. En endossant le rôle de catalyseur du développement commercial parmi les Pays Membres de l’OCI et au-delà, la Corporation permet aux entités des Pays Membres d’accéder plus facilement au crédit commercial et leur fournit les outils de renforcement de leur capacité en matière de commerce, ce qui leur permet d’être compétitives sur le marché international. Le Fonds de Développement du Commerce (TDFD) : Lancé avec un capital cible de 50 millions de dollars américains, le Fonds de Développement du Commerce (TDFD), un fonds basé sur le Waqf où l’ITFC agit en tant qu’administrateur du Fonds et participant principal, a été créé en 2018 pour fournir des ressources financières durables afin de soutenir la conception et la mise en œuvre d’activités et de projets de développement du commerce pour améliorer le commerce des pays membres. Le TDFD a démarré ses activités en Janvier 2020. Read more
La Côte d’Ivoire a pour objectif de porter sa production nationale à 100 tonnes d’or par an d’ici 2030 ! Read more
La Côte d’Ivoire veut renforcer les liens entre le monde académique et le secteur privé, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat étudiant comme solution face au chômage des jeunes diplômés 36316999342 1626181cc8 c #Chomage #Croissance #Economie #Emploi #Entrepreneuriat #Etudiants #Formation #Jeunesse #CoteDIvoire tristangorgeret 17 mai 2025 Dernière mise à jour le Samedi 17 Mai 2025 à 05:39 Avec 40 000 diplômés chaque année pour seulement 8000 postes de cadres disponibles, la Côte d’Ivoire renforce ses efforts pour faire de l’entrepreneuriat étudiant un levier majeur d’insertion professionnelle. Le 8 mai, à Treichville, s’est tenue la deuxième édition des Journées de l’Étudiant et de l’Entreprise, placée sous l’égide du ministre de l’Enseignement supérieur, Adama Diawara. Cette rencontre visait à renforcer les liens entre le monde académique et le secteur privé, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat étudiant comme solution face au chômage des jeunes diplômés. Le thème de l’édition 2025, « Entrepreneuriat étudiant en Côte d’Ivoire : défis et opportunités pour une insertion professionnelle des apprenants de l’enseignement supérieur », illustre bien cet objectif. Les Journées de l’Étudiant et de l’Entreprise ont proposé un programme riche, centré sur l’entrepreneuriat, avec des panels sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour créer des startups, des conseils pratiques sur le financement de projets ainsi que des ateliers pour apprendre à rédiger un plan d’affaires ou se préparer aux entretiens d’embauche. Ces initiatives visent à fournir aux étudiants les compétences pratiques nécessaires pour réussir dans le monde professionnel et encourager l’émergence d’entreprises innovantes. Face à un marché de l’emploi saturé, le gouvernement ivoirien encourage l’entrepreneuriat étudiant comme alternative viable à l’emploi salarié. « Il est essentiel de réguler les flux d’entrée dans les universités et de renforcer la sélection à chaque étape. Mais il faut surtout réorienter la formation vers les besoins réels de notre économie », a indiqué Adama Diawara dans son discours. En 2019, seulement 31,7 % des diplômés trouvaient un emploi immédiatement après leurs études, selon des données relayées par le journal Le Monde. Pour y remédier, des réformes de l’enseignement supérieur ont été lancées, visant à adapter les formations aux exigences du marché du travail et à intégrer davantage de pratiques professionnelles. Le succès de cette stratégie dépendra de la coopération entre l’État, le secteur privé et les établissements académiques. Le développement d’un écosystème entrepreneurial dynamique, soutenu par des politiques incitatives et des partenariats solides, sera essentiel pour transformer le potentiel des jeunes diplômés en moteur de croissance économique. L’État fait déjà des efforts dans ce sens, comme en témoignent des initiatives telles que le Projet emploi jeune et développement des compétences, qui prévoit de mettre en stage 68 000 jeunes d’ici 2026. La Côte d’Ivoire veut renforcer les liens entre le monde académique et le secteur privé, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat étudiant comme solution face au chômage des jeunes diplômés 36316999342 1626181cc8 c #Chomage #Croissance #Economie #Emploi #Entrepreneuriat #Etudiants #Formation #Jeunesse #CoteDIvoire tristangorgeret 17 mai 2025 Dernière mise à jour le Samedi 17 Mai 2025 à 05:39 Avec 40 000 diplômés chaque année pour seulement 8000 postes de cadres disponibles, la Côte d’Ivoire renforce ses efforts pour faire de l’entrepreneuriat étudiant un levier majeur d’insertion professionnelle. Le 8 mai, à Treichville, s’est tenue la deuxième édition des Journées de l’Étudiant et de l’Entreprise, placée sous l’égide du ministre de l’Enseignement supérieur, Adama Diawara. Cette rencontre visait à renforcer les liens entre le monde académique et le secteur privé, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat étudiant comme solution face au chômage des jeunes diplômés. Le thème de l’édition 2025, « Entrepreneuriat étudiant en Côte d’Ivoire : défis et opportunités pour une insertion professionnelle des apprenants de l’enseignement supérieur », illustre bien cet objectif. Les Journées de l’Étudiant et de l’Entreprise ont proposé un programme riche, centré sur l’entrepreneuriat, avec des panels sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour créer des startups, des conseils pratiques sur le financement de projets ainsi que des ateliers pour apprendre à rédiger un plan d’affaires ou se préparer aux entretiens d’embauche. Ces initiatives visent à fournir aux étudiants les compétences pratiques nécessaires pour réussir dans le monde professionnel et encourager l’émergence d’entreprises innovantes. Face à un marché de l’emploi saturé, le gouvernement ivoirien encourage l’entrepreneuriat étudiant comme alternative viable à l’emploi salarié. « Il est essentiel de réguler les flux d’entrée dans les universités et de renforcer la sélection à chaque étape. Mais il faut surtout réorienter la formation vers les besoins réels de notre économie », a indiqué Adama Diawara dans son discours. En 2019, seulement 31,7 % des diplômés trouvaient un emploi immédiatement après leurs études, selon des données relayées par le journal Le Monde. Pour y remédier, des réformes de l’enseignement supérieur ont été lancées, visant à adapter les formations aux exigences du marché du travail et à intégrer davantage de pratiques professionnelles. Le succès de cette stratégie dépendra de la coopération entre l’État, le secteur privé et les établissements académiques. Le développement d’un écosystème entrepreneurial dynamique, soutenu par des politiques incitatives et des partenariats solides, sera essentiel pour transformer le potentiel des jeunes diplômés en moteur de croissance économique. L’État fait déjà des efforts dans ce sens, comme en témoignent des initiatives telles que le Projet emploi jeune et développement des compétences, qui prévoit de mettre en stage 68 000 jeunes d’ici 2026. Read more
La Côte d’Ivoire veut renforcer les liens entre le monde académique et le secteur privé, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat étudiant comme solution face au chômage des jeunes diplômés 36316999342 1626181cc8 c #Chomage #Croissance #Economie #Emploi #Entrepreneuriat #Etudiants #Formation #Jeunesse #CoteDIvoire tristangorgeret 17 mai 2025 Dernière mise à jour le Samedi 17 Mai 2025 à 05:39 Avec 40 000 diplômés chaque année pour seulement 8000 postes de cadres disponibles, la Côte d’Ivoire renforce ses efforts pour faire de l’entrepreneuriat étudiant un levier majeur d’insertion professionnelle. Le 8 mai, à Treichville, s’est tenue la deuxième édition des Journées de l’Étudiant et de l’Entreprise, placée sous l’égide du ministre de l’Enseignement supérieur, Adama Diawara. Cette rencontre visait à renforcer les liens entre le monde académique et le secteur privé, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat étudiant comme solution face au chômage des jeunes diplômés. Le thème de l’édition 2025, « Entrepreneuriat étudiant en Côte d’Ivoire : défis et opportunités pour une insertion professionnelle des apprenants de l’enseignement supérieur », illustre bien cet objectif. Les Journées de l’Étudiant et de l’Entreprise ont proposé un programme riche, centré sur l’entrepreneuriat, avec des panels sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour créer des startups, des conseils pratiques sur le financement de projets ainsi que des ateliers pour apprendre à rédiger un plan d’affaires ou se préparer aux entretiens d’embauche. Ces initiatives visent à fournir aux étudiants les compétences pratiques nécessaires pour réussir dans le monde professionnel et encourager l’émergence d’entreprises innovantes. Face à un marché de l’emploi saturé, le gouvernement ivoirien encourage l’entrepreneuriat étudiant comme alternative viable à l’emploi salarié. « Il est essentiel de réguler les flux d’entrée dans les universités et de renforcer la sélection à chaque étape. Mais il faut surtout réorienter la formation vers les besoins réels de notre économie », a indiqué Adama Diawara dans son discours. En 2019, seulement 31,7 % des diplômés trouvaient un emploi immédiatement après leurs études, selon des données relayées par le journal Le Monde. Pour y remédier, des réformes de l’enseignement supérieur ont été lancées, visant à adapter les formations aux exigences du marché du travail et à intégrer davantage de pratiques professionnelles. Le succès de cette stratégie dépendra de la coopération entre l’État, le secteur privé et les établissements académiques. Le développement d’un écosystème entrepreneurial dynamique, soutenu par des politiques incitatives et des partenariats solides, sera essentiel pour transformer le potentiel des jeunes diplômés en moteur de croissance économique. L’État fait déjà des efforts dans ce sens, comme en témoignent des initiatives telles que le Projet emploi jeune et développement des compétences, qui prévoit de mettre en stage 68 000 jeunes d’ici 2026. Read more
La lumière (Yeelen) a cessé de briller pour le cinéaste Souleymane Cissé Avec son long métrage « Yeelen », le réalisateur malien était devenu, en 1987, le premier Africain primé pour l’un de ses films à Cannes. Il est décédé ce mercredi, à Bamako, à l’âge de 84 ans. Triste nouvelle pour le 7e art : le cinéaste malien Souleymane Cissé, doublement primé à Cannes, en 1987 pour son film Yeelen (La Lumière), couronné du Prix du jury, et en 2023, s’est éteint ce mercredi à l’âge de 84 ans. Cruauté du sort, ce décès intervient quelques heures à peine après que le réalisateur avait pris la parole au cours d’une conférence de presse où il évoquait l’avenir des salles de cinéma au Mali. « Que les autorités nous aident à vulgariser nos œuvres cinématographiques. Qu’elles comprennent que c’est le cinéma qui fait l’éclat du Nigeria ou du Ghana. Et c’est possible au Mali », avait plaidé Souleymane Cissé. L’homme devait aussi présider le jury de la Fiction du prochain Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) qui s’ouvrira en grandes pompes ce samedi 22 février. Le Burkina Faso, pays organisateur de cet évènement culturel, a salué par voie de communiqué « une figure emblématique du cinéma africain et un cinéaste engagé qui a consacré toute sa vie au 7e art africain » , un message publié ce mercredi soir. Le cinéma africain perd en effet l’un de ses plus éminents représentants à l’heure d’entamer les festivités de sa biennale, organisée durant 8 jours dans la capitale burkinabè. Le film « Yeelen » de Souleymane Cissé a été primé à Cannes en 1987. A travers une trentaine de films – de Den Musso (1975) à Waati (1995), en passant par Finye (1982) et Yeelen (1987) -, Souleymane Cissé décrivait le quotidien des habitants d’une Afrique principalement rurale et traditionnelle, se moquant gentiment de leurs travers et de leurs défauts, tout en dénonçant aussi l’aveuglement de certains et le sort réservé à de trop nombreuses femmes. Qu’il aborde le silence imposé aux femmes – à travers son personnage de jeune fille muette, tombée enceinte après avoir été violée, et dès lors rejetée par sa famille dan Den Musso – ou la réalité de la révolte des ouvriers maliens dans Baara (1978), mais aussi celle des étudiants dans Finye, Souleymane Cissé a toujours poursuivi une visée humaniste et sociale à travers son oeuvre. En 2023, le cinéaste malien avait été à nouveau primé à Cannes, recevant le Carrosse d’Or, une récompense spéciale décernée dans le cadre de la Quinzaine des cinéastes. Ses obsèques auront lieu vendredi à Bamako, a précisé sa fille, Mariam Cissé. Karin Tshidimba Read more