Le Secrétariat exécutif du Comité de concertation État–secteur privé (Se-Ccesp) et l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (Giz) ont organisé un atelier de sensibilisation à l’intention des acteurs du secteur privé sur l’accès des petites et moyennes entreprises (Pme) à la commande publique.
Cette rencontre s’est tenue le jeudi 5 février 2026, au Noom Hôtel d’Abidjan-Plateau, en collaboration avec la Direction générale des marchés publics. La thématique centrale de cette session portait sur : « Accès des Pme aux marchés publics ».
La session de formation et d’information découle de la nécessité d’outiller davantage les Pme, afin de leur permettre de jouer pleinement le rôle que le gouvernement attend d’elles dans le processus de développement économique.
En effet, ces entreprises demeurent souvent confrontées à des insuffisances en matière de structuration, de veille réglementaire et d’intelligence économique, pourtant indispensables pour accéder aux opportunités offertes par les marchés publics.
L’objectif principal de cet atelier était ainsi de renforcer les capacités des Pme, en vue de leur permettre de mieux comprendre et exploiter les opportunités liées à la commande publique. De manière spécifique, les participants ont été formés sur la notion de marché public, les nouvelles dispositions du Code des marchés publics, ainsi que sur les modalités de fonctionnement du Système intégré de gestion des opérations de marchés publics (Sigomap).
À cette occasion, Brou Paul, directeur de la Formation, de la communication et de la qualité à la Direction générale des marchés publics, a rappelé que plusieurs mesures de facilitation ont été prises en faveur du secteur privé. Il a notamment cité le décret n°2015-525 du 25 juillet 2015, consolidé par l’ordonnance n°2019-679 du 24 juillet 2019 portant Code des marchés publics. Il a ajouté que, malgré les campagnes de sensibilisation, d’information et de formation initiées par son institution, ces mesures demeurent encore méconnues de nombreux acteurs du secteur privé.

Satisfecit des parties prenantes
Reine Dagbo, directrice de la composante 2 du projet Promotion des réformes économiques et des investissements (ProREI), a félicité le Ccesp et la Direction générale des marchés publics pour leur disponibilité et leur engagement à accompagner les acteurs du secteur privé. Elle s’exprimait au nom de Milica Vukadinovic, directrice du Cluster Économie résiliente et cheffe dudit projet.
« Au nom du projet ProREI, nous réaffirmons notre engagement à soutenir les réformes économiques et les mécanismes favorisant un secteur privé ivoirien plus fort, mieux structuré et plus compétitif, avec une attention particulière portée aux Pme et à l’inclusion, notamment à travers la participation des femmes entrepreneures », a-t-elle déclaré.
Pour sa part, Mariam Fadiga Fofana, secrétaire exécutive du Ccesp, a rappelé que l’accès à la commande publique figure parmi les dispositifs gouvernementaux ayant connu une évolution significative au cours des dernières années.
« En effet, un nouveau Code des marchés publics est en vigueur depuis 2019, apportant de nouvelles dispositions en faveur des Pme, notamment un quota de 30 % qui leur est réservé sur les lignes de marchés au cours d’une année », a-t-elle indiqué, tout en exprimant l’espoir que les opérateurs économiques sauront en tirer pleinement profit afin de capter des parts de marché et de contribuer activement au développement économique du pays.
Des échanges ciblés ont permis de mettre en lumière les opportunités offertes par les marchés publics dans des secteurs clés à fort potentiel, notamment la bijouterie, les bâtiments et travaux publics (Btp) et l’industrie textile.
L’atelier a réuni des représentants d’entreprises membres d’associations et d’organisations professionnelles (Aop), identifiés à l’issue d’un diagnostic réalisé dans le cadre de la collaboration entre le Ccesp et la Giz. Il s’agit notamment du Syndicat des stylistes-modélistes, de l’Association des bijoutiers, de la Confédération des Pme et Pmi du Btp, du Gebat, ainsi que d’organisations faîtières de Pme.
Une attention particulière a été accordée à la participation des femmes entrepreneures, avec un objectif de 30 % de participantes, traduisant l’engagement du projet en faveur de l’inclusion et de l’égalité de genre.
SOURCE : Fratmat