Le corps préfectoral veut passer à une nouvelle étape dans la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire.
Réunis à Yamoussoukro dans le cadre de l’Atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre ce phénomène, les préfets de région se sont engagés à œuvrer à son éradication dans un délai de six mois dans leurs circonscriptions administratives respectives.
Présidé par Fidèle Sarassoro, ministre, Secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité (CNS), l’atelier s’est achevé, samedi 5 septembre 2026, au terme de deux jours de travaux consacrés au renforcement de la réponse nationale face à l’orpaillage illégal.
Au cœur des échanges, la nécessité d’une action davantage coordonnée et plus efficace sur le terrain.
En tant que représentants de l’État dans les régions et acteurs essentiels de la mise en œuvre des politiques publiques au niveau local, les préfets ont partagé leurs expériences et fait part des difficultés auxquelles ils sont confrontés dans la lutte contre l’exploitation clandestine de l’or.
Les participants ont également formulé plusieurs propositions visant notamment à améliorer la coordination entre les différents services impliqués, à accélérer les interventions et à renforcer l’efficacité des opérations contre les sites d’orpaillage illégal.
Une échéance de six mois
L’engagement pris par les autorités préfectorales constitue l’une des principales conclusions de cet atelier national. Dans les six prochains mois, chaque préfet de région devra ainsi œuvrer à l’éradication du phénomène dans sa circonscription.
Cette échéance traduit la volonté des pouvoirs publics de donner un nouvel élan à la lutte contre une activité clandestine qui demeure un défi majeur pour la protection de l’environnement, la préservation des ressources naturelles et la sécurité des populations.
La réussite de cet engagement reposera toutefois sur la capacité des différents acteurs à conjuguer leurs efforts et à assurer un suivi régulier des actions engagées sur le terrain. La coordination entre les administrations, les forces de sécurité et les services techniques apparaît ainsi comme un levier essentiel pour obtenir des résultats durables.
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence d’Abou Bamba, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, de Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, et d’Assahoré Konan Jacques, ministre des Eaux et Forêts.
À travers cet engagement, le corps préfectoral est désormais attendu sur le terrain pour traduire les conclusions de Yamoussoukro en actions concrètes.
