Lors des activités de sensibilisation de masse menées à Korhogo et à Boundiali, respectivement dans les régions du Poro et de la Bagoué, ce sont au total 400 exploitants qui ont été touchés par cette vaste opération d’identification. Ils sont venus de plusieurs localités pour écouter la délégation du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (Ccak).
Au terme de ces rencontres d’information et d’échanges, les producteurs ont reçu toutes les informations nécessaires leur permettant de comprendre les objectifs de l’opération. Ainsi, toutes leurs appréhensions ont été dissipées.
Pour Bakary Soro, producteur individuel dans la région du Poro, précisément à Tioronaradougou, un village de la sous-préfecture de Korhogo, cette initiative du gouvernement leur va droit au cœur. « Il est indéniable qu’à travers cette opération qui va nous identifier individuellement, au regard de ce que nous avons compris des explications qui nous ont été données, nous serons reconnus officiellement par le gouvernement, qui pourra nous accompagner dans nos activités », s’est-il réjoui.
Productrice dans le département de Dikodougou, Habiba Sékongo possède deux exploitations de 25 ha et de 15 ha. Pour elle, au regard des objectifs visés, cette opération d’identification leur sera bénéfique. Par conséquent, elle se dit disposée à recevoir à bras ouverts les agents recenseurs. « Lorsqu’on mène une activité, c’est pour que cela puisse nous profiter afin qu’avec les fruits de nos labeurs, nous puissions subvenir aux besoins de nos familles. Or, c’est à cela que cette opération va nous conduire. Nous sommes pressés de recevoir ces agents recenseurs qui viendront nous voir », a-t-elle fait savoir.
Quant à Affoussiata Sadio, productrice dans le département de Boundiali, elle a révélé qu’elle avait déjà reçu le recenseur venu à sa rencontre. « J’ai déjà été recensée. Il a voulu des informations que je lui ai données. Par la suite, il est allé voir ma plantation pour s’assurer qu’elle existe vraiment. Il a pris les mesures. C’est ainsi qu’il m’a dit que mon champ a une superficie de 8 ha », a-t-elle raconté. Et d’ajouter : « Après son passage, j’ai appelé ma sœur qui est dans un autre village pour lui dire de bien recevoir l’agent recenseur qui viendra vers elle », a-t-elle conseillé à sa sœur.