Litige foncier à Gagnoa : L’avocat des héritiers Ajavon apporte des éclaircissements

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Face à la polémique qui enfle autour d’un conflit foncier opposant la famille Ajavon à des villages dans la région du Gôh, Me Hilla Claude, avocat à la Cour, assure que la parcelle appartient aux héritiers Ajavon.
Devant les médias, lors d’une conférence de presse tenue le 10 avril 2026, à Abidjan, Me Hilla Claude, avocat à la Cour et conseil de la famille Ajavon, a apporté les preuves attestant que les parcelles de Gagnoa, objet de contestation, sont bien la propriété des héritiers Ajavon. « Les héritiers Ajavon restent et demeurent les seuls propriétaires du domaine foncier de Gagnoa », a-t-il affirmé d’emblée.

Pour le professionnel du droit, afin d’attester de la « vérité judiciaire » qu’il défend, il a brandi des preuves au cours de son intervention, en présence des héritiers d’Ajavon père : Ajavon Armand Samuel, Ajavon Dieudonné et Ajavon Phystel. Il a indiqué que les héritiers Ajavon détiennent les droits issus d’un document authentique, « établi le 24 février 1965 par un greffier-notaire, portant sur deux titres fonciers majeurs ».

À ce titre, il a précisé que le premier est un titre foncier portant le n° 95 du livre foncier du Bas-Sassandra. Il couvre une superficie de 153 hectares 60 ares et est assorti du certificat n° 009250 du 13 février 2007.

Quant au deuxième titre foncier, l’avocat indique qu’il est enregistré sous le n° 232 du même livre. Cette autre parcelle couvre, pour sa part, 199 hectares 34 ares 46 centiares (certificat n° 009246 du 22 février 2007).

L’homme de droit a, par ailleurs, expliqué qu’à la suite du décès d’Ajavon père, les titres ont été morcelés en plusieurs parcelles ayant donné naissance à d’autres « sous-titres », dont le titre foncier n° 1840 (58 ha 82 a 54 ca) au nom d’Ajavon Francis ; le titre foncier n° 1956 (50 ha 44 a 08 ca), au nom d’Ajavon Yvette ; et le titre foncier n° 1839 (58 ha 82 a 54 ca), au nom d’Ajavon Claude.

À ces différentes parcelles, l’avocat a précisé que « s’ajoutent les soldes des titres fonciers mères… Aucun de ces titres n’a jamais été annulé par une juridiction. Ils demeurent donc pleinement valides et opposables à tous », a-t-il ajouté.

Me Hilla est allé plus loin en évoquant, dans le détail, les différentes juridictions ayant statué sur ce dossier. « Les héritiers Ajavon ont toujours eu gain de cause : le tribunal de Gagnoa (le 18 janvier 2023) et la Cour d’appel de Daloa (le 26 juillet 2023) ont reconnu leurs droits de propriété. Enfin, le Conseil d’État, dans une décision du 26 avril 2023, leur a donné raison », a-t-il précisé.

À en croire le conseil de la famille Ajavon, ces éléments constituent autant de preuves démontrant que les différentes parcelles ont toujours appartenu aux membres de la famille Ajavon, et à nul autre. Il a, en outre, annoncé des actions à venir, dont une nouvelle demande d’approbation du lotissement, avec toutes les conséquences qui s’imposent.

 

 

SOURCE : Fratmat

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