Bafing : Les imams s’engagent dans la lutte contre la drogue

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Face aux ravages causés par la drogue au sein de la jeunesse de la région du Bafing, les imams membres du Conseil suprême des imams, organisations et des structures sunnites (Codiss) et du Conseil des imams, des mosquées et des affaires islamiques (Cosim), sont montés au créneau pour donner de la voie. Ils se sont réunis en urgence le mardi 31 mars 2026 à leur siège – Iqra Bafing – de Touba pour s’accorder sur la stratégie à adopter à l’effet de sauver la jeunesse des affres de la Drogue. Les conséquences du fléau inquiètent de plus en plus. Au cours des dernières semaines, des informations indiquent que trois décès brusques dans la communauté à Touba, seraient liés à la consommation de stupéfiants.

Les imams, ont bénéficié du soutien de l’imam Soualio Fofana – dit Charly – par ailleurs président de la Cellule civilo-militaire (Ccm) du département de Touba. « Notre jeune est en totale perdition. Elle s’enfonce sans retenue dans la drogue et cela entraine malheureusement des décès. La montée en puissance de la drogue dans notre région, est pour nous musulmans, une honte. Car notre religion – l’Islam – proscrit les stupéfiants sous toutes leurs formes. Nous avons donc décidé de prendre nos responsabilités », a-t-il fait savoir à l’ouverture des échanges.

Au sortir des échanges, les membres du clergé musulmans ont décidé que le sermon du vendredi dans toutes les mosquées aura pour thème central, « la drogue et ses effets néfastes ». En sus, à la fin du mois d’Avril, un rassemblement sera organisé à Touba pour intensifier le message des imams.

 » En tant que moralisateurs de la vie sociale et éducateurs des masses, nous joueront pleinement notre partition. Toutefois, nous aurons besoin de l’engagement des autres leaders communautaires et des familles pour atteindre les résultats escomptés au risque de nous voir prêcher dans le désert. L’implication des parents, est pour nous une condition indéniable à la réussite de ce pari », a lancé l’Imam Soualio Fofana.

Il est à noter que les fumoirs pullulent dans les quatre coins de la ville de Touba, en dépit des actions répressives menées par les forces de sécurité.

 

 

 

SOURCE : Fratmat

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