Forum d’affaires UE Régional – Corridors d’Afrique de l’Ouest : Le rééquilibrage des risques au cœur de la mise en œuvre des projets

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Des nombreux échanges qui ont meublé le 31 mars 2026, la deuxième journée du Forum d’affaires UE Régional – Corridors d’Afrique de l’Ouest à Abidjan-Cocody, l’atelier des solutions a clairement identifié la perception déséquilibrée du risque comme principal frein au développement des investissements. Ayant pour thème « Comment obtenir des capitaux propres et mixtes pour des infrastructures bancables en Afrique ? », cet atelier interactif a fourni aux promoteurs de projets, des informations pratiques pour accéder à des capitaux propres et à des financements mixtes pour les infrastructures en Afrique. Les panélistes ont partagé des critères concrets pour renforcer la bancabilité des projets, des approches de réduction des risques et des modèles de partenariat.

Sionlé Yéo, Dg de AFG Holding Group, a expliqué que la méconnaissance du terrain amène de nombreux acteurs de la sphère bancaire à surestimé les risques au point de ne disposer d’aucun moyen de réduire le coût du crédit à sa juste valeur de sorte à aller vers des projets rentables. « Le risque perçu est différent du risque réel », a-t-il soutenu. Il a donc invité les investisseurs internationaux à s’appuyer sur les acteurs bancaires locaux qui disposent de l’expérience nécessaires à la structuration et la mise en œuvre de projets dans le contexte africain. Surtout que la bonne gouvernance est de plus en plus présente sur le continent, notamment au niveau de la protection des investissements, a-t-il fait savoir. Cette affirmation a rencontré l’adhésion de Riccardo Rossi Van Lamsweerde, représentant pays – Cassa Depositi e Prestiti.

Dans le même ordre d’idée, Sonia Toro, directrice exécutive de la Chambre de commerce Union européenne – Afrique (Euacc), a invité les bailleurs de fonds internationaux à s’assurer de ce que les banques commerciales et banques de développement ont une bonne connaissance du risque réel avant de leur confier des lignes de crédit. Elle a aussi mis en cause le retard de l’agilité au niveau des Européens, les invitant à s’inspirer des modèles notamment indiens et chinois qui ne souffrent d’aucune pesanteur historique dans l’appropriation et l’accompagnement des projets de développement en Afrique. « C’est en cela que ce rendez-vous est historique en ce qu’il permet à l’Europe de se rapprocher du terrain, de s’adapter et de casser l’histoire », s’est-elle réjouie.

 

SOURCE : Fratmat

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