Danse mythique et symbole de cohésion sociale, le Sacraboutou a, une fois de plus, rassemblé les populations de Bondoukou autour des valeurs de paix, de solidarité et d’identité culturelle à l’occasion de la fête du Ramadan célébrée le 20 mars.
En effet, à chaque célébration de l’Aïd el-Fitr, la ville de Bondoukou devient le théâtre d’un spectacle culturel unique : le Sacraboutou. Cette danse emblématique, à la fois cultuelle et festive, attire de nombreux visiteurs et confirme le statut de la capitale du Zanzan comme un haut lieu de valorisation des traditions.
Initié par la communauté des dozo, le Sacraboutou met en scène des danseurs vêtus d’apparats de guerriers ancestraux, parés d’amulettes et de gris-gris symbolisant la protection de la cité et la préservation de la cohésion sociale.
À travers leurs prestations, ces guerriers perpétuent un héritage culturel profondément ancré dans l’histoire locale. La parade, véritable moment de communion, sillonne les différents quartiers de la ville.
De Karidioulasso à Kamagaya, en passant par Neneya, Koko, Welaso, Goromoso, Gbinso ou encore Koumalasso, les danseurs exécutent des pas expressifs devant les chefs de Quabla, accompagnés par les rythmes du Kroubi. Le point culminant de cette célébration reste la grande démonstration à Limamso, considérée comme la capitale des imams.
Au-delà de son aspect spectaculaire, le Sacraboutou se distingue par son caractère inclusif. Les jeunes y sont activement intégrés, témoignant d’une volonté de transmission intergénérationnelle et de valorisation de la diversité culturelle.
La présence de plusieurs cadres de la région du Zanzan, dont Mahama Coulibaly, fils du chef de Djiminiso, illustre l’importance accordée à cet événement fédérateur. Plus qu’une simple danse, le Sacraboutou demeure un puissant symbole d’unité et de vivre-ensemble pour les populations de Bondoukou.
SOURCE : Fratmat