Le nouveau président chilien d’extrême droite, José Antonio Kast, a donné le coup d’envoi lundi de la construction de 500 km de barrières physiques le long de la frontière avec le Pérou afin de freiner l’immigration irrégulière.

Le nouveau président chilien, José Antonio Kast, a lancé, lundi 16 mars, la construction de « barrières physiques » à la frontière avec le Pérou, une promesse de campagne destinée à freiner l’immigration irrégulière depuis ce pays et la Bolivie.
« Aujourd’hui, nous commençons à freiner la migration irrégulière », a déclaré José Antonio Kast à la presse, devant une excavatrice en train de creuser une tranchée près du poste frontalier de Chacalluta, à Arica. Le dirigeant d’extrême droite s’est rendu dans cette localité, située à environ 2 000 km de Santiago, cinq jours après son entrée en fonctions.
Le gouvernement a fixé un délai de 90 jours pour la construction de ces barrières, sans toutefois préciser le type d’infrastructure déployée.
Selon les annonces de campagne de José Antonio Kast sur son plan de « bouclier frontalier », les tranchées devraient avoir une profondeur de trois mètres. Les mêmes travaux sont prévus dans la région de Tarapaca, dans les environs de Colchane, à la frontière avec la Bolivie, épicentre de l’entrée de migrants en situation irrégulière en provenance notamment du Venezuela. Selon le ministre de l’Intérieur, Claudio Alvarado, les dispositifs physiques de protection devraient s’étendre sur environ 500 km.
Davantage de militaires déployés aux frontières
Le plan promis par José Antonio Kast comprend également le déploiement de davantage de militaires aux frontières.
Le président le plus à droite du pays depuis la dictature militaire d’Augusto Pinochet (1973-1990) est arrivé au pouvoir avec un discours de fermeté face à la délinquance et à l’immigration irrégulière. Il a promis d’agir rapidement pour juguler la hausse des meurtres, des enlèvements et de l’extorsion, qu’il lie en partie à l’immigration irrégulière.
Au Chili, environ 337 000 étrangers sont en situation irrégulière, selon une estimation officielle.
Même si les crimes violents ont augmenté au cours de la dernière décennie, le Chili reste l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine avec un taux d’homicides en 2025 de 5,4 pour 100 000 habitants.
Source : France24