Mort d’un étudiant nigérien enrôlé dans l’armée russe

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Le décès d’un étudiant nigérien en Russie, qui aurait été recruté pour combattre en Ukraine, intervient alors qu’un rapport récent révèle l’ampleur de l’enrôlement de ressortissants africains dans les forces russes.

L’Association des étudiants nigériens en Fédération de Russie (AENR) a annoncé le décès d’un étudiant nigérien inscrit dans une université de la région de Moscou, qui aurait été enrôlé dans les forces russes engagées dans le conflit en Ukraine.

Dans une note nécrologique publiée le 9 mars à Moscou, l’association indique avoir appris « avec consternation » la disparition de son compatriote Abdoulaye Issaka Ismael, étudiant en master à l’Université d’État russe du tourisme et des services, située dans la ville de Tcherkisovo.

Selon les informations rapportées par l’organisation estudiantine, le jeune étudiant aurait été enrôlé au sein des forces combattantes russes engagées dans l’opération militaire en Ukraine.

L’AENR a présenté ses « sincères et profondes condoléances » à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté estudiantine nigérienne résidant en Russie et dans la diaspora. L’organisation a également appelé ses membres à prier pour le repos de son âme et à soutenir sa famille dans cette épreuve.

Ce décès intervient alors qu’un rapport d’investigation publié récemment par l’organisation All Eyes on Wagner met en lumière l’ampleur du recrutement de ressortissants africains pour combattre aux côtés de la Russie dans la guerre en Ukraine.

Selon ce document, plus de 1 400 Africains originaires d’une trentaine de pays auraient été enrôlés depuis 2023, souvent après avoir été attirés par des promesses d’emploi ou d’études en Russie. Le rapport évoque également plus de 300 morts parmi ces combattants africains.

Les enquêteurs décrivent un système de recrutement reposant sur des intermédiaires, des agences de voyage et des annonces diffusées sur les réseaux sociaux, certains candidats affirmant avoir été trompés avant d’être envoyés sur le front.

Ces révélations ont suscité l’inquiétude de plusieurs gouvernements africains, qui mettent en garde leurs ressortissants contre ces réseaux de recrutement liés au conflit russo-ukrainien.

SOURCE : Apanews

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