L’Institution nationale des droits de l’homme en Libye a condamné l’arrestation du poète populaire Fayez Al-Arfi par des membres de l’Agence de sécurité intérieure affiliée au gouvernement parallèle basé dans l’est du pays.
Selon les informations communiquées, Fayez Al-Arfi a été arrêté à son domicile dans la ville d’Al-Marj après avoir récité un poème critiquant la détérioration des conditions de vie et l’aggravation de la situation économique en Libye. L’institution précise que cette intervention est intervenue à la suite de la diffusion de contenus publics dans lesquels l’artiste exprimait son opinion sur la situation nationale.
Des images circulant sur les réseaux sociaux montreraient également le poète formulant des critiques à l’égard des performances des forces de sécurité dans l’est de la Libye. Aucun communiqué officiel des autorités sécuritaires concernées n’a, à ce stade, détaillé les motifs juridiques précis de l’arrestation ni indiqué d’éventuelles poursuites engagées à son encontre.
Dans sa déclaration, l’Institution nationale des droits de l’homme a estimé que l’incident constituait une violation flagrante des lois et réglementations applicables, ainsi qu’une atteinte aux principes de justice et de légalité. Elle a dénoncé ce qu’elle décrit comme des « pratiques irresponsables » portant atteinte à la liberté d’opinion et d’expression, ainsi qu’à la liberté artistique et culturelle.
L’organisation a appelé au respect des garanties juridiques prévues par la législation libyenne et par les engagements internationaux du pays en matière de droits fondamentaux. Elle a également exhorté les autorités concernées à assurer la protection des libertés publiques dans un contexte national marqué par des divisions institutionnelles persistantes entre les différentes autorités exécutives du pays.
SOURCE:APANEWS