Féminicide : Des femmes leaders communautaires formées pour stopper le phénomène

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Une trentaine de femmes leaders communautaires ont été formées le samedi 7 février 2026 dans la commune d’Abobo, à Abidjan pour prévenir et lutter efficacement contre les Violences basées sur le genre (Vbg) et les féminicides. Cette initiative de l’Ong Wildaf Côte d’Ivoire (Ndlr : Women in Law and development in Africa) s’inscrit dans le cadre du projet « Stop au féminicide » financé par le Fonds « Urgent Action Fund ».

Fadiga Massogbê, chargée de programme pour le compte de Wildaf, justifie cette initiative par le fait que son entité a noté ces derniers mois une prolifération de formes plus graves d’agression contre les femmes : le féminicide. Pour la seule période de janvier à octobre 2025, selon elle, dix cas de meurtres de femmes ont été enregistrés.

« On ne peut pas rester silencieux face à la montée en puissance du meurtre des femmes. Parce qu’auparavant, on parlait de violences basées sur le genre. Mais cette année, on voit une autre forme plus aggravée de ces violences-là qu’est le féminicide », explique la chargée de projet. Qui souligne que son réseau agit face à cette situation, pour la promotion des droits des femmes afin que ce phénomène puisse prendre fin.

Dans le cadre de ce projet, trois formations ont eu lieu. Outre celles d’Abobo, des femmes de Yopougon et de Port-Bouët ont également participé à un atelier, à raison d’une trentaine par commune.

Le choix de la trentaine de femmes leaders n’est pas anodin. A entendre, la chargée de projet, ces leaders ont été choisies car représentant des associations, des communautés et groupements constitués de plusieurs dizaines de membres. Pour Fadiga Massogbê, celles-ci seront comme des relais auprès de leurs membres respectifs.

Yao Kra Filiace formateur en santé sexuelle et reproductive, spécialiste de violences basées sur le genre. Il explique que les participants ont eu droit à quatre modules. Le premier pour donner un aperçu sur les Vbg. Le deuxième module a été consacré aux lois qui encadrent la lutte contre les différentes formes de violences contre les femmes ; le troisième qui inculque aux femmes certaines stratégies à mettre en œuvre pour mieux se défendre et surtout reporter l’information. Et, le quatrième sur le mécanisme de référencement et le mécanisme de lutte contre le fléau.

 

 

 

SOURCE :Fratmat

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