Algérie : Un journaliste emprisonné pour « diffamation »

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Le journaliste algérien Saad Bouakba, 79 ans, a été placé jeudi 27 novembre en détention provisoire, suite à une plainte de la fille de feu le président Ahmed Ben Bella notamment pour « diffamation », a annoncé le Parquet.

La fille de ben Bella a déposé plainte pour publication de fausses informations portant atteinte aux symboles de la nation et de la révolution, selon le Parquet du tribunal de Bir Mourad Rais, près d’Alger, cité par la télévision publique. Ben Bella, décédé en avril 2012, a été le premier président algérien de 1963 à 1965. La chaîne privée Ennahar TV a rapporté que le ministère des Moudjahidines (ancien combattants) s’est également porté partie civile.

Des médias locaux ont toutefois indiqué que la justice algérienne a engagé des poursuites contre Saïd Bouakba, pour « diffusion de fausses informations, inexactes et diffamatoires, insultant les symboles de l’État et les figures de la guerre d’indépendance ».  Le doyen des journalistes algériens est accusé d’avoir abordé, de manière indirecte, la question du Sahara.

Dans une interview accordée à un média en ligne, Bouakba a affirmé qu’au début des années 60, lors d’un sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’ancien président Ahmed Ben Bella avait sollicité son homologue égyptien, Jamal Abdel Nasser, pour soutenir le principe des frontières héritées de la colonisation.
Le procès du journaliste est fixé pour le 4 décembre.

Saad Bouakba, 79 ans, a commencé sa carrière dans la presse publique algérienne avant de devenir chroniqueur pour des médias privés comme El Khabar et Echourouk. Il a souvent été au centre de polémiques et a déjà été mis en cause pour diffamation. Il avait été condamné en octobre 2023 à six mois de prison ferme notamment pour des accusations de diffamation.

SOURCE : APA News/AK/ac/-Alger (Algérie)

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